T.E.P. : un outil-diagnostic pour optimiser son énergie avec son activité.

T.E.P. est l’outil-diagnostic sur l’énergie que j’ai conçu à partir des résultats de l’enquête sur l’épuisement entrepreneurial. Construit autour de trois dimensions clés (Temps, Équilibre, Puissance), il a pour but d’aider les entrepreneur(e)s et freelances à réajuster leur activité dépendamment de leurs états d’énergie afin d’éviter l’épuisement (physique, mental et/ou émotionnel). J’ai également développé une version de l’outil à destination de dirigeants de structures publiques et privées en m’appuyant sur le travail réalisé dans le cadre de la collaboration 4Sense. L’outil T.E.P. se présente sous la forme d’un questionnaire composé d’une trentaine de questions fermées et ouvertes. Il est la première étape de toute démarche d’accompagnement avec Zcrea. Dans cet article, je reviens sur les trois dimensions clés de l’outil-diagnostic T.E.P.

1) Le TEMPS

Autour du concept de “temps”, chacun(e) construit une réalité qui lui est propre et lui attribue une valeur particulière. Ce fameux temps qui court, passant souvent trop vite, nous échappant parfois. Ce temps qui nous obsède, nous booste, nous stresse, ce temps qui rythme nos vies. Le temps est un sujet qui revient inlassablement quand on parle d’entrepreneuriat et plus largement de travail.

Dans le cadre de l’enquête sur l’épuisement, j’ai pu identifier trois niveaux de lecture du temps : le temps que l’on perçoit (le temps perçu), le temps que l’on se crée (le temps conçu) et le temps que l’on vit (le temps vécu). Qui dit perception dit réalité, pensées et croyances. Qui dit création dit planification et organisation. Qui dit vie/vécu dit présence, conscience et expérience.

Comment le vis-tu ce temps et comment le (res)sens-tu ?
Y penses-tu (beaucoup trop) plus que tu ne le vis pleinement ?
Joue-t-il un rôle important dans ta vie pour rythmer ton quotidien ou au contraire ne fait-il plus du tout parti de ta réalité ?

Apprécier consciemment son rapport au temps invite d’une part à mieux comprendre son rythme de vie et celui de son activité et sa structure et à identifier d’autre part les contraintes et les pressions imposées par soi-même (hypercontrôle…) ou par l’extérieur (sursollicitation…).

Comprendre son propre rythme, c’est tendre vers une connaissance plus approfondie de son mode de fonctionnement et de sa dynamique au quotidien, et aller au-delà des injonctions. Par exemple pour les entrepreneur(e)s et freelances, c’est “s’autoriser à organiser ses journées et sa semaine comme on l’entend” sans être dans une logique de “productivité = 70 heures par semaine” ou de reproduction du temps de travail salarié. Pour les salarié(e)s, c’est sortir d’une logique où le temps passé au sein de la structure ou à travailler est synonyme de productivité et performance.

En choisissant son rythme et en nommant ses temps en tenant compte de sa réalité quotidienne (par exemple, à l’aide de blocs de temps consacrés à soi, sa structure, sa famille…), la personne décide de s’inscrire dans un processus de préservation, d’écoute et d’échange avec soi, mais aussi avec les personnes qui partagent son quotidien et cette temporalité (entourage, associés, clients, collaborateurs, usagers…). Que l’on soit entrepreneur(e) solo ou responsable d’un établissement public, “Trouver le bon rythme pour soi. C’est plus qu’une gestion du temps (…) C’est une discipline de vie.”

2) L’ÉQUILIBRE

Cet équilibre est propre à chacun(e) et évolue. Il se retrouve notamment dans les notions d’alignement ou de cohérence. Plus qu’un équilibre à trouver entre vie personnelle et vie professionnelle, l’équilibre est plus profond, plus intime et se joue plutôt entre l’Être et le Faire, l’écoute de soi et la relation aux autres et à son environnement. Tandis que l’Être désigne les désirs, les besoins et les ressentis d’une personne, le Faire englobe ses décisions, ses actions et ses activités.

Cet équilibre passe notamment par :
– la (re)connaissance de ses besoins pour continuer d’avancer dans le Faire avec plaisir et enthousiasme, tout en étant aligné à l’Être (que son travail ait du sens, qu’il soit cohérent avec ses valeurs par exemple). Bien entendu, les besoins de chacun(e) évoluent. L’équilibre n’est pas figée, elle est dynamique.
– l’identification de périodes et de rituels dédiés à l’Être (introspection et préservation) et au Faire (prise de décision et passage à l’action). “Je ne prends plus de décision à chaud. Je me laisse désormais une nuit pour réfléchir quand il s’agit d’une décision importante à prendre” me confiait un micro-entrepreneur.

Voici quelques questions figurant dans l’outil-diagnostic T.E.P. en lien avec cette dimension (j’ai fait le choix de te présenter des questions diverses et variées afin d’illustrer l’aspect large et globale de la notion d’équilibre) :
Tes valeurs personnelles sont-elles claires ?
Les valeurs de ta structure sont-elles claires ? 
Vis-tu librement tes émotions sans tomber dans le contrôle ?
Te protèges-tu constamment des émotions que tu ressens des autres ?
Est-ce important pour toi que ton travail soit reconnu par ton entourage ? 

3) La PUISSANCE

Ici la puissance est celle de l’engagement, l’énergie que l’on met dans son activité et au sein de sa structure (à travers les forces et les talents de chacun(e), la motivation et l’ambition); l’énergie que cet engagement donne et procure au quotidien.
Quelle est la principale force qui te caractérise en tant que personne ?
Comment estimes-tu que tes talents soit mobilisés dans ton travail au quotidien ?

Décider de s’engager en faveur de son bien-être et de la préservation de son énergie implique une responsabilité vis-à-vis de soi (sur la plan physique, mental et émotionnel)
pour contribuer à déployer cette puissance avec son activité et au sein de sa structure. “Je prends la décision de poser des limites ou de ne pas en poser. Je sais pourquoi je le fais. Je décide, c’est ça ma stratégie. Je ne subis pas. C’est un état d’esprit.”

Ces trois dimensions sont de bons indicateurs pour t’amener à penser de façon globale mais personnalisée les stratégies que tu pourrais mettre en place pour préserver ton énergie vis-à-vis de ton activité et la gérer de façon optimale au quotidien. Les différentes questions posées dans cet article sont un début de réflexion. Si tu souhaites les approfondir ou aborder un besoin spécifique, je t’invite à réserver un appel-bilan pour en échanger de vive-voix ensemble.

À bientôt,

Anthony, Zcrea.

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