#1 | Rencontre avec Iris Bourdon, praticienne en hypnose ericksonienne.

Tu as sûrement croisé Iris dans les couloirs du Zcafé car c’est avec elle et Joseph que nous avons créés l’apéro 123Folies pour échanger sur nos ressentis et émotions entre entrepreneur(e)s.

Pour la petite anecdote, c’est avec elle que j’ai découvert l’hypnose ericksonienne lors d’un atelier collectif que nous avions organisé ensemble au Parc Monceau sur le bien-être entrepreneurial. Cette séance a été particulière car j’y ai rencontré mon intuition. Une rencontre inattendue mais marquante… comme les premières fois.

J’ai ressenti à ce moment-là la façon dont elle s’exprimait d’abord dans mon corps, la manière dont je la ressentais ensuite dans mon cœur et la conceptualisais enfin dans ma tête. En ressentant en moi-même le processus intuitif de A à Z, cette expérience m’a amené à l’expliciter et à faire par la suite la distinction entre mon mental et mon intuition dans mon fonctionnement global. Bien sûr l’expérience vécue et le processus intuitif sont propres à chacun chacune ! Durant cette séance, plusieurs de mes idées reçues sur l’hypnose ont également été levées!

Pour cette première édition sur l’hypnose ericksonienne, je souhaitais l’inviter pour échanger avec elle plus précisément sur ce qu’est réellement cette technique (cataloguée parfois à tort de mystique).

Qu’est-ce que l’hypnose ericksonienne d’abord ?

Développée par le psychiatre américain Milton Erickson, l’hypnose ericksonienne est une technique thérapeutique qui recréé un état modifié de conscience afin d’aider une personne à atteindre un objectif de mieux-être. Cet objectif peut être varié, lié à la confiance en soi, à un problème de dépendance, au stress ou à l’anxiété, à des phobies, à des difficultés de concentration ou de sommeil, etc.

Un état modifié de conscience se traduit par le passage d’un état mental à un état sensoriel. Attention, cet état n’est pas le cliché que nous pouvons voir à la télévision où le spectaculaire et l’extraordinaire priment. En état modifié de conscience, pas d’endormissement profond ou de perte de conscience de soi-même, pas d’absence de contrôle ou de manipulation, la personne est pleinement consciente de tout ce qui l’entoure. Elle entend les bruits autour d’elle, elle observe ses pensées, elle ressent son corps, elle est toujours alerte d’un potentiel danger, et elle peut sortir de cet état quand elle le souhaite.

Comme le précise Iris, nous pouvons vivre ces états modifiés de conscience dans notre quotidien, par exemple lorsque nous sommes sujets à des somnolences ou des rêveries sans nous en rendre compte. Lors d’une séance d’hypnose ericksonienne, ces états modifiés de conscience sont recréés de manière simple et naturelle par la suggestion.

Mot après mot, phrase après phrase, le praticien invite la personne à se déconnecter de son mental pour s’intéresser à ses sensations. Il lui propose d’avoir un autre regard sur elle-même, sur son histoire, ses peurs ou ses blocages, ses croyances ou ses masques, à partir de ses ressentis physiques et de ses émotions. Le praticien aide la personne à mettre en avant ses propres ressources intérieures pour accomplir son objectif de mieux-être et à ressentir pleinement sa capacité à réaliser ce qu’elle souhaite réellement et profondément pour elle-même.

Le praticien en hypnose ericksonienne comme cocréateur d’une histoire

En choisissant ses mots en fonction de la personne, le praticien co-crée une histoire avec elle, son histoire à elle. Le praticien rebondit en jouant avec les sens. Il s’adapte aux ressentis et émotions exprimées par la personne sous hypnose et à son profil également, si la personne est plutôt auditive ou visuelle.

De cet échange, c’est une histoire qui se révèle, qui se raconte, qui s’exprime. Une histoire vers la connaissance et l’acceptation de soi, le bonheur d’être soi. Pour Iris, c’est cela l’essence du bien-être et de l’évolution personnelle. Le praticien aide la personne à mieux se connaître sur différents niveaux, psychologiques et physiologiques.

Le praticien en hypnose ericksonienne accompagne une personne dans sa démarche de connaissance et d’acceptation de soi plus qu’elle ne soigne une pathologie. En effet, cette technique ne remplace en aucun cas un suivi médical approprié en cas de pathologie physique ou mentale.

Et concrètement ?

Une séance d’hypnose ericksonienne se déroule en moyenne en 1h30, généralement en individuel. Elle se fait en trois temps :

  • Un état de questionnement pour clarifier et approfondir l’objectif de mieux-être de la personne, ses blocages et ses besoins. Une question intéressante que tu peux toi-même te poser : Pourquoi je veux changer ? Pourquoi est-ce que je veux suivre une thérapie pour m’aider à changer ?
  • L’entrée en état modifié de conscience par l’hypnose pour plonger au cœur de ses ressources intérieures pour accomplir cet objectif avec un regard sur son corps, ses ressentis, ses émotions.
  • Le passage à l’action pour tendre vers le changement souhaité. Le changement a lieu quand la base de l’objectif de mieux-être de la personne est atteinte.

Attention, il ne faut pas voir l’hypnose comme une technique miracle avec effet immédiat en une seule séance comme les shows TV pourraient nous le faire croire. Comme toute technique thérapeutique et d’accompagnement vers le mieux-être et l’évolution personnelle, le changement souhaité peut prendre du temps et il se pourrait même d’ailleurs que le changement ciblé initialement ouvre d’autres perspectives inattendues mais riches de sens. Comme le rappelle Iris, chaque personne a un parcours de vie qui lui est propre, un système intérieur singulier.

L’écoute de soi est primordiale.

C’est dans cette continuité et en guise de conclusion qu’Iris m’a résumé en trois phrases l’expérience de l’hypnose ericksonienne : Être dans l’instant, observer ce qui se passe, être sans attente (on est donc bien au cœur du processus de développement personnel si tu te réfères à ce que je t’ai partagé au début de cette infolettre).

Ces phrases, comme un doux refrain, m’ont particulièrement fait écho en me ramenant à la séance que l’on avait faite ensemble. Mon évolution, ici et maintenant, se vit d’abord et s’intellectualise ensuite. Et non l’inverse. Qu’en penses-tu ?

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